
La FPJQ proteste contre les agissements d'un policier envers un photographe
by
Francis Vachon
on Wed 06 Apr 2005 01:45 PM EDT
Sorry, only in French this time.
Communiqué de presse de la FPJQ:
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec s'élève contre les agissements d'un policier qui a brisé la caméra d'un photographe affecté à la couverture d'une manifestation étudiante. La Fédération demande une rencontre au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour assurer le respect du travail des photographes.
Le 1er avril dernier, le photographe de presse pigiste Daniel Sweeney, membre de la FPJQ, couvrait une manifestation étudiante au coin des rues Sainte-Catherine et Crescent, à Montréal. Posté en queue de manifestation, le photographe portait sa carte de presse de la FPJQ sur sa veste. Il s'est retourné et il a levé son appareil au-dessus de sa tête pour photographier les policiers qui suivaient les manifestants.
Un policier en civil qui était à proximité du photographe, écouteur dans l'oreille, a frappé la caméra qui est tombée et qui s'est brisée sous le choc. Le policier a dit devant témoins au photographe qu'il n¹avait pas le droit de prendre des photos des policiers en civil. Puis le policier s'est éclipsé.
Daniel Sweeney a déposé une plainte au poste de police. Le geste de ce policier est une atteinte directe à la liberté de presse, au droit du public d'être pleinement informé des événements qui agitent notre société. Les
photographes de presse sont essentiels à la mise en oeuvre de ce droit du public et ils doivent pouvoir accomplir leur travail sans menaces ou interférences policières.
La FPJQ demande au SPVM des excuses publiques pour ce comportement d'un policier et exige le remboursement au pigiste des dommages causés à son appareil-photo.
Ce n'est cependant pas la première fois que les policiers de Montréal s'en prennent aux journalistes et photographes qui sont dans l'exercice de leurs fonctions. La FPJQ demande donc également une rencontre avec le SPVM pour assurer le respect de la carte de presse et les droits des journalistes et photographes, en particulier dans les circonstances troubles.